Ostéopathie et prise en charge de la douleur
L’Association Internationale pour l’Etude de la Douleur (IASP) définit la douleur comme « une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, associée à un dommage tissulaire réel ou virtuel, ou décrite en termes d’un tel dommage ». La douleur est donc avant tout une sensation subjective perçue par le cerveau comme un « dommage tissulaire », que ce soit le cas ou non.
Face à une douleur, le premier objectif est d’en trouver la cause afin de pouvoir la traiter. Le médecin explorera l’aspect « organique » de la douleur à la recherche de lésions tissulaires, parfois avec l’aide de l’imagerie médicale. En complément, ou lorsqu’aucune lésion organique n’est retrouvée, l’ostéopathe analysera l’aspect « fonctionnel » en cherchant et traitant les défauts de mobilité du corps pouvant engendrer ou entretenir la douleur.
Lorsque la douleur est présente depuis plus de 3 mois, on parle de douleur chronique. La recherche actuelle montre qu’en 3 à 6 mois, la majorité des tissus du corps humain ont eu le temps de se réparer, quelle que soit la blessure initiale. L’origine « organique » de la douleur chronique est donc peu fréquente (à l’exception de maladies avérées).
Ainsi, lorsque la douleur persiste, nous pouvons supposer qu’elle est due à une sensibilisation du système nerveux central, plutôt qu’à un tissu qui aurait encore une lésion. La blessure est guérie, mais le cerveau continue à informer le corps d’un problème. Bien que cela puisse être difficile à concevoir la douleur résulte d’avantage d’un « bug » du cerveau que d’une réelle lésion tissulaire. Ce « bug » est la conséquence de diverses modifications chimiques non régulées au niveau cérébral.
Face à cette « défaillance » cérébrale, l’ostéopathie est une pratique qui s’avère d’une grande efficacité. En effet, nous disposons de plusieurs techniques qui visent à déprogrammer les systèmes de défense mis en place par le cerveau et à rétablir l’équilibre corporel initial.